Inditex et Decathlon représentent les deux stratégies de généralisation les plus abouties en Europe. La première part du magasin, la seconde de la chaîne d'approvisionnement complète.
Chez Inditex, la RFID est intégrée à l'étiquette antivol rigide, ce qui mutualise le support entre protection et identification. Le groupe est passé d'une fiabilité d'inventaire d'environ 65 % à plus de 95 %, sur plus de 2 000 magasins. Les comptages, qui prenaient plusieurs jours, se font en quelques heures, ce qui a permis de passer d'un cycle d'inventaire trimestriel à un cycle hebdomadaire.
Decathlon a poussé la logique plus loin. L'enseigne explore la RFID depuis 2008 et tague 100 % de ses produits depuis 2019. Selon GS1 France, elle exploite plus de 50 000 lecteurs répartis entre usines, entrepôts et magasins, et gère une base de plus de 5,4 milliards de produits. Surtout, Decathlon a construit son identification sur les standards GS1, avec GTIN et EPC, ce qui lui permet aujourd'hui de viser la conformité au passeport numérique de produit sans refonte. Le choix du standard d'identifiant compte autant que le choix du tag.
Chez Uniqlo, le bénéfice s'est déplacé vers la caisse. Fast Retailing rapporte une efficacité de stockage multipliée par trois, une réduction de 90 % des coûts de main-d'œuvre liés à l'inventaire, et un encaissement en self-checkout d'environ trois secondes.