La tête concentre 13 % des lésions de la filière paysage (MSA, 2022). Trois fonctions se superposent : le choc, la projection et l'exposition auditive. Le combiné forestier casque plus visière plus serre-tête les traite d'un seul geste et garantit la compatibilité mécanique des trois éléments.
Casque ou serre-tête : dans quels cas le casque est-il nécessaire ?
Le casque s'impose dès qu'il existe un risque de chute d'objet ou de heurt : travail sous couvert arboré, talus, abords de haies hautes, chantier partagé avec de l'élagage. Sur terrain dégagé et plat, sans surplomb, un simple serre-tête antibruit associé à une protection oculaire répond au besoin.
La référence est la norme EN 397, dont la version en vigueur date d'avril 2025. Elle impose une jugulaire qui se libère sous traction, pour éviter la strangulation. À ne pas confondre avec EN 12492, la norme des casques d'alpinisme, dont la jugulaire ne se détache pas : elle relève des travaux en hauteur et de l'élagage sur corde, pas du débroussaillage au sol. Le catalogue des casques de sécurité précise cette distinction référence par référence.
Visière grillagée ou écran polycarbonate : que choisir ?
La visière grillagée l'emporte pour le débroussaillage courant. Elle ne s'embue pas, évacue la sueur, résiste aux projections de terre humide et de sève, et conserve un champ de vision dégagé sur une journée complète. Son défaut est connu : elle laisse passer poussières fines, éclats minuscules et liquides.
L'écran plein en polycarbonate arrête ces projections fines mais s'embue dès l'effort et se raye vite au contact des branches. Il se justifie en environnement poussiéreux, sur sol sec et pierreux, ou en présence de produits phytosanitaires.
Le casque de sécurité avec écouteurs et visière grillagée du catalogue SBE Direct réunit les trois certifications utiles sur un seul produit : EN 397 pour la coque, EN 1731 pour le grillage et EN 352-3 pour les coquilles, avec un SNR de 25,9 dB. C'est la configuration la plus directe pour équiper une équipe complète.
Pourquoi la visière seule ne suffit pas
Une visière protège le visage. Elle ne protège pas l'œil au sens normatif. Les protecteurs de type grillagé relèvent de la norme EN 1731, et les lunettes de la norme EN 166, dont les classes d'impact sont mesurées par le tir d'une bille d'acier de 6 mm : F pour 45 m/s, B pour 120 m/s, A pour 190 m/s. Le marquage S correspond à une solidité renforcée testée à 5,1 m/s.
Le port conjoint de lunettes de protection sous la visière est la seule configuration qui couvre la projection fine. C'est ce qu'appliquent les équipes des collectivités et des entreprises du paysage sur les chantiers en bord de voirie. La gamme de protection oculaire couvre les modèles enveloppants compatibles avec un port sous visière.