La technologie RFID UHF présente de nombreux avantages, mais elle comporte aussi plusieurs limites importantes à prendre en compte selon le contexte d’usage de votre entreprise. L’UHF est particulièrement sensible à la présence de métal et de liquides, qui peuvent réfléchir, absorber ou déformer les ondes hertziennes et ainsi réduire fortement la portée de lecture ou provoquer des zones d’ombre, rendant certaines étiquettes quasiment illisibles sans adaptation spécifique. Les environnements industriels denses (machines, câbles, rayonnages métalliques) ou des produits contenant beaucoup d’eau exigent donc une étude de cahier des charges rigoureuse (type de tags, positionnement, antennes, puissance).
Une autre limite est la réglementation européenne sur la bande UHF qui fixe des puissances maximales et des canaux de fréquence assez serrés. Cela limite la portée théorique des étiquettes passives et complexifie la conception de systèmes robustes, notamment en comparaison des infrastructures longue portée autorisées dans d’autres régions. Les variations de fréquence entre pays (868 MHz en Europe, 915 MHz en Amérique du Nord, etc.) rendent aussi plus difficile la création d’une solution RFID UHF globale et unique pour une chaîne logistique internationale.
Ces dispositifs de traçabilité peuvent également être plus sensibles aux interférences électromagnétiques (EMI), surtout dans les environnements industriels ou hospitaliers, ce qui peut dégrader la fiabilité des lectures ou nécessiter des protections spécifiques. Enfin, cette solution de télé-traçabilité est moins adaptée aux applications de lecture unitaire très sécurisée (par exemple certains contrôles d’accès haut de gamme ou authentifications sensibles), où la haute fréquence (HF/NFC) est souvent préférée pour sa précision de lecture et sa meilleure résistance aux interférences proches.