Un code-barres est une représentation optique de données lisible par machine, sous forme de barres et d'espaces (1D) ou de motifs bidimensionnels (2D). Un lecteur illumine le code, capte le contraste réfléchi, puis convertit ce signal en caractères alphanumériques. Le principe repose sur la norme fondatrice ISO/IEC 15420:2009 pour les symbologies linéaires.
Le code-barres remonte à 1949, quand Norman Joseph Woodland et Bernard Silver déposent le premier brevet américain sur un motif circulaire lisible par photodétecteur. Le brevet US 2 612 994 est délivré en octobre 1952. Ce n'est qu'en juin 1974, chez Marsh Supermarkets à Troy (Ohio), qu'un chewing-gum Wrigley devient le premier produit scanné en caisse au format UPC-A.
Aujourd'hui, plus de 6 milliards de scans de code-barres GS1 sont enregistrés chaque jour dans le monde selon la GS1 General Specifications v25.0. La technologie s'est diversifiée en deux familles majeures : les codes linéaires 1D historiques et les codes matriciels 2D à forte densité, adoptés massivement depuis 2020 pour la traçabilité produit, l'identifiant unique de dispositifs médicaux (UDI) et le paiement mobile.
Comment un lecteur décode-t-il physiquement le code ? Le lecteur émet une lumière (LED, laser ou capteur d'image), mesure les zones sombres et claires réfléchies, puis compare la séquence obtenue à une table de correspondance définie par la symbologie utilisée. La barre absorbe la lumière, l'espace la reflète : la combinaison de ces largeurs, décodée selon la norme du format, restitue le caractère alphanumérique associé.