L'utilisation de la RFID et des codes-barres est encadrée par des normes internationales qui garantissent l'interopérabilité des étiquettes et des lecteurs. Les codes-barres suivent les standards GS1 (EAN, Code 128, DataMatrix) et des normes ISO de qualité d'impression. La RFID relève de la série ISO/IEC 18000 et, en Europe, de la réglementation radio ETSI EN 302 208.
Côté code-barres, l'organisme GS1 définit les symbologies et garantit l'unicité des références d'identification (EAN-13, GS1-128, GS1 DataMatrix). La qualité d'impression se mesure selon les normes ISO/IEC 15416 pour les codes 1D et ISO/IEC 15415 pour les codes 2D, tandis que les formats eux-mêmes sont spécifiés par l'ISO/IEC 16022 (DataMatrix) et l'ISO/IEC 18004 (QR Code). Ces référentiels assurent qu'un code imprimé en France est lu partout dans le monde.
Côté RFID, l'interface radio est normalisée par la série ISO/IEC 18000 : la norme ISO/IEC 18000-63 encadre l'UHF (protocole EPC Gen2), la norme ISO/IEC 18000-3 la HF à 13,56 MHz. Les badges et le contrôle d'accès relèvent de l'ISO/IEC 14443 (proximité) et de l'ISO/IEC 15693 (voisinage). En Europe, la bande UHF 865 à 868 MHz et la puissance d'émission sont fixées par la norme ETSI EN 302 208, dans le cadre de la directive radio 2014/53/UE (RED).
Un point de vigilance concerne les données personnelles. Quand la RFID sert à identifier des personnes (badges, bracelets, contrôle d'accès), elle traite des données personnelles et relève du RGPD. Pour l'identification de biens et d'actifs, aucune donnée personnelle n'est en jeu : seule une référence d'objet est encodée. Le choix de la fréquence et du tag reste alors un sujet purement technique.